Des mesures inédites pour lutter contre le blanchiment d’argent à l’échelle européenne

L’Union Européenne vient de mettre en place de nouveaux dispositifs afin de combattre le blanchiment d’argent dans le vieux continent. Tous les états-membres sont concernés par cette mesure qui vise surtout les opérateurs de jeux d’argent, qui seraient les plus gros fraudeurs au sein de l’espace européen. Dans une volonté d’établir une complète transparence et de mettre fin à la corruption et au blanchiment d’argent, certains opérateurs auraient même mis en œuvre des actions conjointement avec le gouvernement afin de prouver qu’ils sont honnêtes, fiables et dignes de confiance. Cela serait notamment le cas en France et en Suisse.

Le blanchiment dans les casinos : la fin des fausses idées ?

L’Union Européenne a établi de nouveaux principes pour mettre fin au blanchiment d’argent et les casinos terrestres et en ligne sont les principales cibles de ce nouveau dispositif. Il est dorénavant clair que les établissements de jeux de hasard devront être habilités par un organisme public compétent tels que le Ministère de l’Intérieur du pays où l’offre est émise, voire encore la Commission de Régulation locale, et ce pour une équité parfaite. Par ailleurs, les jeux proposés par les opérateurs doivent dorénavant être testés par des structures indépendantes telles qu’eCOGRA, Technical Systems Testing et iTechLabs. A noter qu’en France et en Suisse, les machines à sous représentent à elles seules au moins 90% du Produit Brut des Jeux (PBJ), qui est la différence entre les mises des consommateurs et l’argent perçu par les gagnants aux jeux de casino.

« Les nouveaux systèmes de surveillance des transactions ne permettent plus aux casinos en ligne de fonctionner en tant que passerelle d’argent sale ».

De même depuis le début de l’été 2012, la majorité des casinos européens sont contraints d’informer les autorités compétentes de toute nouvelle décision concernant leur capital social, leur accréditation voire même leurs diverses opérations en matière de comptabilité. En règle générale, dans chaque pays de la zone euro, une institution financière rattachée à l’État a pour objectif de contrôler les mouvements bancaires de chaque société, de sorte que les transactions suspectes soient rapidement repérées.

Les casinos terrestres mieux encadrés que les casinos en ligne ?

Alors que les casinos en dur sont généralement équipés de systèmes de contrôle des paiements- afin de garantir que les gains distribués soient réceptionnés par les bons joueurs, et de caméras de vidéosurveillance, il parait beaucoup plus difficile de déterminer la crédibilité d’un casino en ligne. En effet, du fait que la plupart des gouvernements ont consolidé voire rendu plus stricte leur législation, bon nombre d’opérateurs de jeux de casino virtuels se sont exportés à l’offshore.

Or, selon les experts, les nouvelles mesures portant sur le blanchiment d’argent couvriraient aussi les jeux de hasard sur internet. Les procédures de vérification de l’identité et de l’âge du consommateur y seraient toutes aussi rigoureuses que dans les casinos terrestres. Par ailleurs, les nouveaux systèmes de surveillance des transactions ne permettent plus aux casinos en ligne de fonctionner en tant que passerelle d’argent sale : les casinos virtuels ne traitent aucun argent en liquide et les sommes identifiées peuvent être facilement bloquées. Au final, il serait donc plus facile de détecter les comportements anormaux dans les sites de jeux d’argent virtuels que dans les établissements traditionnels.