Casinos suisses: énième baisse des revenus durant l’exercice fiscal 2014 !

D’après la plupart des principaux journaux helvétiques, la vingtaine d’établissements de jeux de hasard qu’abrite la Suisse aurait encore vu ses finances décliner durant le dernier exercice fiscal. En effet, en 2014, le chiffre d’affaires des casinos suisses a chuté de 5%. Pire encore : un communiqué de la FSC (Fédération Suisse des Casinos) datant du mois d’avril informe d’un recul total de 30%. La situation est alarmante.

Les casinos suisses terrassés par leurs rivaux frontaliers

La FSC a indiqué le mois dernier que les casinos terrestres suisses ne faisaient plus le poids face à leurs concurrents français, allemands et italiens. Cette dernière a estimé les pertes de bénéfice anuelles des établissements de jeux de hasard helvètes à plus de 300 millions de francs suisses. Les premiers à subir les conséquences de cette dépression sont bien évidemment les cantons, bien que l’on ne peut s’empêcher de penser aux quelques centaines de citoyens qui ont perdu leur emploi qualifié. A noter que l’avènement des casinos en ligne représente un frein au développement des cercles de jeux suisses, qui sont littéralement asphyxiés par une concurrence de plus en plus féroce mais aussi déloyale, car peu réglementée.

« Aujourd’hui, près de 100 millions de francs suisses sont mis en jeu sur le web. Les tapis verts habituels semblent être de plus en plus délaissés par les usagers ».

Il existe pourtant bel et bien une solution pour tirer les casinos suisses d’affaire : la nouvelle loi sur les jeux de hasard, qui devrait théoriquement permettre aux casinotiers de rapidement gagner en compétitivité. La FSC estime que plus de 5 milliards de francs suisses ont été récoltés par l‘État sous la forme d’impôts depuis 2004 !

Diminution critique des bénéfices de 25% depuis 2007

Au jour d’aujourd’hui, près de 100 millions de francs suisses sont mis en jeu sur le web. Les tapis verts habituels semblent être de plus en plus délaissés par les usagers. Pourtant, de véritables efforts ont été perpétrés ces dernières années en termes de divertisification, puisque les casinos ont étendus leurs offres de manière drastique – restauration et animations événementielles sont désormais proposées. Reste que depuis 2007, on déplore une baisse magistrale de 25% des revenus des casinos helvétiques. A noter que du fait de réglementations trop strictes, le taux de fréquentation de ces mêmes casinos a été vu au rabais : ce dernier a chuté de 3,2%, pour seulement 5 millions de visiteurs.

Les casinos suisses peuvent néanmoins compter sur une véritable mobilisation européenne en ces temps difficiles. Le président de l’Association Européenne des Casinos (ECA), M. Ron Goudsmit, pense qu’il est possible d’inverser la tendance même si « les interdictions de fumer, la crise financière de 2008 et le développement express de l’offre de jeux illégale sur le web » forment des facteurs logiques de dépréciation. D’après Goudsmit, les quelques 800 casinos terrestres du vieux continent ont généré 6,5% de bénéfices en moins entre 2012 et 2014. Mais les pertes semblent toutefois s’équilibrer, rassure le dirigeant de l’ECA et la Suisse n’est pas la plus à plaindre : notre voisin français serait le plus touché. Rien qu’en 2012, 600 millions d’euros de pertes ont été enregistrées par ses 192 casinos, une donnée très inquiétante.